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Je suis educatrice de metier, mais avant tout une mere de 2 enfants qui se passionne sur tous les sujets qui touchent les enfants, la conception, la grossesse. Je passe mes temps libres a rapatrier des informations sur ses sujets tout en me servant de mes connaissances et de mes experiences acquises durant ma technique et mon travail.

Qu’est-ce que la jaunisse?

La jaunisse est très courante chez les nouveau-nés. En général, elle est facile à remarquer parce que la peau et le blanc des yeux de votre bébé deviennent jaunâtres. Les bébés font une jaunisse lorsque leur sang contient trop de bilirubine.
La bilirubine est un pigment normal qui se forme lorsque les globules rouges se fractionnent dans l’organisme. En général, elle est transformée par le foie, recyclée et éliminée dans les selles du bébé. Lorsque le bébé a la jaunisse, l’organisme fabrique trop de bilirubine ou le foie ne l’élimine pas assez rapidement.
Souvent, l’alimentation fréquente (surtout l’allaitement) de votre bébé pendant les premières heures et les premiers jours suivant la naissance contribue à réduire le risque de jaunisse. Votre bébé aura plus de selles, et le lait donnera au foie de votre bébé l’énergie dont il a besoin pour transformer la bilirubine.

La jaunisse est-elle dangereuse?

La plupart des cas de jaunisse ne sont pas dangereux pour votre bébé. D’ordinaire, la jaunisse fait son apparition pendant les 3 à 5 premiers jours de vie. Elle disparaît ensuite, tandis que le corps de votre bébé apprend à éliminer la bilirubine.
Cependant, dans certains cas, le sang d’un bébé peut contenir une telle quantité de bilirubine qu’elle devient nuisible. Si le taux de bilirubine devient très élevé, certaines cellules cérébrales de votre bébé peuvent être touchées. Le bébé peut alors devenir moins actif. Dans de rares cas, un bébé peut faire des convulsions. Ce type de jaunisse peut aussi être responsable de cas de surdité, d’infirmité motrice cérébrale ou de grave retard de développement. Heureusement, il est généralement possible de prévenir ce problème.

Comment traite-t-on la jaunisse?

Lorsqu’un nouveau-né a des signes de jaunisse, le médecin effectue un examen physique et des analyses sanguines pour en déterminer la cause et le traitement.
L’un des moyens utilisés pour réduire les taux de bilirubine consiste à exposer la peau du bébé à la lumière, pendant un processus appelé photothérapie. Les yeux du bébé sont protégés de la lumière par des compresses oculaires. À cause de la photothérapie, le bébé peut avoir des éruptions cutanées ou des selles molles. Il devra peut-être prendre des liquides supplémentaires (par un allaitement plus fréquent, par exemple).

La photothérapie est sécuritaire, mais elle n’est uti-lisée qu’au besoin (en général, pendant 2 ou 3 jours). Dans les cas graves, le bébé devra peut-être recevoir des liquides par voie intraveineuse (c’est-à-dire dans les veines à l’aide d’une aiguille) ou au moyen d’une transfusion sanguine.
Quand la jaunisse est-elle la plus dangereuse?

La jaunisse peut causer des problèmes à certains bébés, soit :

•les prématurés nés avant 37 semaines d’âge gestationnel,
•les bébés qui pèsent moins de 2 500 grammes à la naissance,
•les bébés dont le groupe sanguin est incompatible avec celui de leur mère,
•les bébés qui font une jaunisse très tôt, notamment pendant les 24 premières heures de vie,
•les bébés dont la jaunisse s’est étendue aux bras et aux jambes,
•les bébés qui ont une infection,
•les bébés qui ont des bleus et dont l’accouchement a été difficile (par exemple, après l’utilisation de forceps),
•les bébés dont les frères et sœurs ont eu la jaunisse à la naissance et ont dû être traités.
Après avoir quitté l’hôpital, quand devrais-je appeler mon médecin?
Téléphonez à votre médecin si votre bébé souffre d’au moins un des symptômes suivants :
•Il refuse d’être nourri au sein ou au biberon.
•Il est toujours somnolent.
•Il perd beaucoup de poids (plus de 10 % de son poids de naissance).
•Sa jaunisse est prononcée (ses bras et ses jambes sont jaunâtres ou orangés).

Votre médecin effectuera un examen physique, souvent accompagné d’analyses sanguines, pour établir la gravité de la jaunisse de votre bébé. Il pourra alors déterminer le traitement à lui admi-nistrer.

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fév 18

Le muguet

categorie: allaitement

Dans une proportion équilibrée, les champignons sont bénéfiques pour notre corps. Mais quand il y en a trop, des problèmes comme le muguet peuvent se développer et rendre l’allaitement douloureux. Candida albicans, l’organisme qui cause le muguet, est un champignon qui se développe dans le lait, sur les mamelons, dans les conduits lactifères et dans la bouche du bébé.

Chez le bébé, les symptômes possibles du muguet sont :
• l’érythème fessier
• des plaques blanches à l’intérieur de la bouche, des joues ou sur la langue
• un refus du sein ou une hésitation à téter (parce que sa bouche est sensible)
Le bébé peut aussi être asymptomatique. En d’autres mots, une mère peut avoir du muguet sur ses mamelons même si le bébé n’en présente aucun signe.

Chez la mère, les symptômes possibles du muguet sont :

• des mamelons qui restent sensibles pendant une longue période ou qui le deviennent soudainement pendant ou après la période du post-partum (les mamelons peuvent êtres rosés, crevassés, croûtés, ils peuvent donner une sensation de picotement ou de brûlure)
• une infection vaginale (moniliale) à champignons
Une douleur intense qui brûle ou qui pince à un ou aux deux seins pendant ou peu de temps après la tétée peut indiquer qu’une infection secondaire à champignons s’est développée dans les canaux lactifères. Ce problème apparaît plus souvent si la mère ou le bébé ont suivi une antibiothérapie (parce que les antibiotiques tuent les «bonnes» bactéries du corps qui contrôlent habituellement la prolifération de champignons) ou si la mère a eu les mamelons crevassés (le champignon peut pénétrer le sein par les crevasses).

Le muguet a plus de chances de se développer si la mère ou le bébé ont été traités avec des antibiotiques, si le régime alimentaire de la mère contient beaucoup de sucre, si la mère est diabétique ou si la résistance de la mère à la maladie est faible à cause de la fatigue ou d’autres problèmes de santé.

Bien que le muguet ne soit habituellement pas un problème sérieux, il peut définitivement s’avérer très agaçant. Dans certains cas, des mères ont choisi de sevrer leur bébé à cause de la sévérité et de la persistance du muguet. Avant d’en arriver à ce point, des interventions peuvent être faites pour résoudre le problème. Heureusement, le traitement du muguet n’interfère en rien avec l’allaitement.

Traiter le muguet

La démarche à suivre pour traiter le muguet est tout d’abord de contacter un professionnel de la santé. La mère et le bébé ont besoin d’un traitement simultané d’une durée d’au moins deux semaines et il n’y a pas de raisons d’arrêter l’allaitement. Dans son livre «Breastfeeding : A Guide for the Medical Profession», Dr Ruth Lawrence recommande aux médecins de prescrire du nystatin liquide pour la bouche du bébé et de la crème nystatin que la mère applique sur ses mamelons et aréoles. Le nystatin, sous forme de comprimés ou de liquide peut être nécessaire à la mère s’il se développe une douleur profonde du sein ou si le muguet réapparaît après une thérapie complète.
Quelques formes de muguet ont développé une résistance au nystatin. Alors si le nystatin n’apporte pas de soulagement, d’autres médicaments avec ou sans prescription sont disponibles et peuvent être utilisés sur recommandation d’un professionnel de la santé.

Dans des cas légers de muguet, un certain soulagement peut être ressenti 24 à 48 heures après le début du traitement. Dans des cas sévères, les symptômes disparaîtront entre trois à cinq jours après le début du traitement. Il est important que la médication soit prise pendant toute la durée recommandée puisque le muguet peut réapparaître si la mère cesse de prendre le médicament dès que les symptômes disparaissent.

Mesure de confort pendant le traitement

Lorsque le traitement du muguet est commencé, les symptômes peuvent sembler s’accentuer pendant un jour ou deux avant de s’atténuer. Pour accélérer le soulagement, rincer les mamelons à l’eau claire et laisser-les sécher à l’air après chaque boire puisque le muguet se développe dans un milieu composé de lait et d’humidité. Avant que la douleur ne disparaisse, les suggestions suivantes peuvent rendre l’allaitement plus confortable :

•offrir de courtes mais fréquentes tétées
•offrir d’abord au bébé le sein le moins douloureux (s’il y en a un)
•briser la succion avant d’enlever le mamelon de la bouche du bébé en insérant un doigt dans le coin de sa bouche

Prévenir une rechute

Le muguet peut élire domicile à plusieurs endroits, incluant le lait. Une fois le muguet diagnostiqué, les précautions suivantes peuvent prévenir une rechute :

•se laver les mains fréquemment, spécialement après un changement de couches et être allée à la toilette
•du lait extrait pendant la présence du muguet ne devrait pas être conservé ou congelé. La congélation désactive les champignons mais ne les tue pas. Ainsi, si le lait congelé est donné après que le bébé ait complété son traitement, cela peut causer la réapparition du muguet
•si le bébé utilise des suces, des tétines ou des anneaux de dentition, il faut les faire bouillir une fois par jour pendant 20 minutes pour éliminer le muguet. Après un traitement d’une semaine, les jeter et en acheter de nouveaux.
•si un tire-lait est utilisé, faire bouillir toutes les parties qui ont touché au lait, excepté les joints de caoutchouc
•les compresses d’allaitement jetables devraient être changées après chaque boire. Les compresses de coton devraient être changées aussi après chaque boire et n’être réutilisées qu’une fois lavées à l’eau chaude savonneuse
•si le bébé est assez vieux pour s’amuser avec des jouets, n’importe lequel allant dans sa bouche devrait être lavé fréquemment dans l’eau chaude savonneuse pour ne pas qu’il se réinfecte et/ou infecte les autres enfants
•ajouter du Lactobaccilus acidophilus à votre régime alimentaire pour recoloniser votre système digestif de «bonnes» bactéries qui peuvent contrôler la propagation des champignons
Il peut être utile d’éliminer de votre régime le sucre, les suppléments, les mets contenants de la levure et les aliments prêts à servir très raffinés. Ainsi, les champignons n’auront rien à se mettre sous la dent et vous vous trouverez alors en meilleure santé et plus résistante à la maladie.
Il est bon de noter que les hommes peuvent développer le muguet et ne présenter aucun symptôme. Le muguet peut se transmettre à maintes reprises lors de relations sexuelles entre mari et femme. Si le muguet réapparaît quand la mère et le bébé ont complété deux thérapies complètes, tous les membres de la famille auront peut-être besoin d’être traités simultanément.

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En fin de grossesse, les rameaux galactophores sont largement garnis d’acini (un acinus, des acini), au total entre 6 000 et 200 000 unités microscopiques, disposées par grappes de 10 à 100 et constituant ainsi des lobules ou unités ducto-lobulaires de 0,1 à 1 mm de diamètre chacun.. De 20 à 40 de ces lobules sont regroupés en rameaux autour d’un des canaux galactophores, formant ainsi un lobe. Il y a autant de lobes que de canaux galactophores (entre 15 et 25), chacun débouchant séparément dans le mamelon.

Après l’accouchement les taux de progestérone et d’œstrogène s’effondrent, c’est ce qui produit la montée de lait vers le 3ème jour. Le lait est sécrété continuellement au niveau des alvéoles où il est stocké jusqu’à la tétée. Cette production du lait est régulée par des hormones, principalement la prolactine qui crée un climat hormonal propice à la fabrication du lait et l’ocytocine qui fait travailler les muscles pour faire sortir le lait dans la bouche du bébé. Elle est responsable de la livraison du lait… C’est la succion efficace du mamelon qui fait sécréter ces hormones. S’il n’y a pas cette extraction du lait par le bébé ou par son représentant, le tire-lait, il n’y aura pas production de lait en quantité suffisante pour nourrir le bébé et la glande mammaire va involuer jusqu’à la grossesse suivante.
L’ocytocine agit aussi au niveau de l’utérus : il facilite son involution (les tranchées que l’on sent lors de la tétée de bébé et qui sont plus douloureuses selon que le nombre d’enfant croît)
Nous produisons aussi cette hormone lors des orgasmes ou durant un bon repas ! Le réflexe d’éjection du lait, contrôlé par l’ocytocine, permet le transfert du lait vers le bébé. Il est diminué par le stress, la douleur, les émotions négatives, la consommation d’alcool, de tabac. Par contre, le contact peau à peau après la naissance augmente la libération d’ocytocine, surtout si le bébé avec sa main vient stimuler le mamelon de sa mère.
L’acinus est l’unité de base de production du lait maternel. C’est une sphère creuse aux dimensions microscopiques connectée à un petit canal galactophore. Elle est tapissée d’une seule couche de cellules productrices. On appelle « lumière » de l’acinus la cavité dans laquelle est sécrété le lait.
La paroi extérieure des cellules de l’acinus est en contact avec de nombreux capillaires. Après la naissance et avec les tétées du bébé, sous l’impulsion de l’hormone de la lactation, la prolactine, le débit sanguin est augmenté en priorité dans la zone du sein. L’augmentation de pression dans ces capillaires permet le passage, de la paroi des capillaires vers les cellules de l’acinus, de tous les éléments nécessaires à la fabrication du lait. Chaque cellule traite cette matière première. Une partie des composants du lait résulte directement de la filtration du sang, l’autre est synthétisée par les cellules de l’acinus. Le lait est ainsi sécrété goutte à goutte dans la lumi ère de l’acinus.
Toujours suite à la naissance et sous l’effet de la succion du sein par le bébé, sous l’effet de l’ocytocine - la même hormone qui préside aux contractions pendant l’accouchement - les cellules myoépithéliales, qui sont des fibres musculaires microscopiques enveloppant l’acinus, sont mises en action et se contractent, pressant l’acinus pour le vider. Les gouttes de lait sécrétées sont maintenant expulsées vers le canal galactophore. L’ocytocine provoque la contraction des fibres musculaires tout au long des canaux galactophores et pulsent le lait vers la sortie par un mouvement péristaltique. C’est le réflexe d’éjection.
Chez la maman, il s’exprime sous la forme d’une tension dirigée de l’intérieur du sein vers la pointe. Lorsque le bébé commence une tétée, le réflexe d’éjection n’apparaît qu’au bout de quelques instants, le temps de la mise en route des contractions musculaires.
Avant la sortie dans le mamelon, les canaux galactophores présentent un évasement, le sinus galactophore. Ces petits réservoirs ont une taille relativement modeste chez l’humain et ne représentent qu’une amorce de lait dans la tétée dont l’essentiel est fournie en cours de succion par le réflexe d’éjection de la m ère.
Mais les hormones et les récepteurs sur lesquels elles se fixent ne font pas tout. Il existe à l’intérieur du sein un mécanisme qui régule la production du lait pour répondre à la demande imprévisible de l’enfant, sans produire du lait inutilement si le sevrage est commencé. Ce qui commande le mieux la quantité de lait produite, c’est la fréquence des tétées et leur efficacité, donc la demande de l’enfant en fonction de son âge, de son poids, de son appétit, de son état de santé. Pour que soit produit le lait dont l’enfant a besoin pour bien grossir, il faut qu’il puisse avoir accès librement au sein, qu’il tète efficacement, le temps dont il a besoin, et qu’il vide bien les seins pour qu’ils puissent se remplir à nouveau. Une femme peut donc rapidement augmenter sa production de lait en augmentant la fréquence des tétées et l’efficacité de l’extraction du lait, et faire face ainsi à la demande accrue du bébé les jours de pointe.
La capacité de stockage du lait varie d’une femme à l’autre et peut aller, d’après des études de 80 à 600 ml ! Chez une même mère, cette capacité peut varier d’un sein à l’autre. Cela n’a rien à voir avec la capacité à produire assez de lait pour le bébé, simplement cela influe sur le nombre de tétées. En effet, les mères dont les capacités de stockage mammaire sont faibles ont besoin de donner le sein plus souvent. Certaines mères ont un fonctionnement de leur lactation qui ne leur permet pas de s’adapter à des horaires rigides ou à un faible nombre de tétées. Cela dépend aussi du bébé : certains aiment les gros repas, d’autres veulent de petits repas fréquents. Il n’y a en tout cas aucun avantage démontré à réduire le nombre et la durée des tétées, ni à fixer un intervalle minimum entre deux tétées (ANAES 2002). L’enfant doit pouvoir téter sans restriction. Il ne suffit pas que le bébé soit au sein, mais bien qu’il tète.
Les premières semaines sont capitales pour calibrer la production de lait, que ce soit le bébé qui tète ou que la lactation soit lancée au tire-lait en cas de séparation, pour prématurité par exemple. Si la prise de poids est très satisfaisante à l’âge de 1 mois, c’est que la production de lait s’est bien adaptée aux besoins du bébé. Il a bien fait son travail de stimulation de la lactation. A partir de l’âge de 1 mois et jusqu’à environ 6 mois, le volume de lait consommé est à peu près constant. La production de lait de la mère varie peu et se situe entre 700 à 800 ml/j en moyenne, sachant qu’il y a de grandes variations d’une mère à l’autre.

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Dans la période de mise en route de l’allaitement en particulier, les compléments, tétines, sucettes, ou autres, constituent des interférences préjudiciables au bon déroulement de l’allaitement maternel. “Si l’allaitement marche bien, les compléments ne sont pas nécessaires, s’il marche mal, les biberons peuvent aggraver le problème”.

En effet, ces compléments de lait artificiel, d’eau ou autres, sont à l’origine d’une sous-stimulation mammaire, et donc d’une inadéquation entre la demande et la production lactée. En outre, ils génèrent des troubles de la succion avec une confusion entre le sein et la tétine lorsqu’un biberon est utilisé. Ces deux effets délétères pour l’allaitement se retrouvent aussi avec la sucette, dont l’usage est déconseillé. En règle générale, les compléments, tétines ou sucettes constituent donc une entrave au bon déroulement de l’allaitement et doivent être évités. En portant atteinte à la confiance de la mère dans sa capacité d’allaiter, l’emploi de compléments peut aboutir à un sevrage précoce.

Il faut également savoir que l’introduction d’un seul biberon de complément modifie la flore intestinale et diminue les effets protecteurs de l’allaitement. Les causes médicales justifiant des compléments sont peu fréquentes Tout doit donc être mis en œuvre afin de permettre à la mère d’allaiter de manière exclusive. Cependant, lorsque le don de compléments paraît conditionner la poursuite de l’allaitement, il est préférable de ne les débuter qu’après une bonne installation de la lactation (3 semaines minimum). Lorsque cela est possible, mettre l’enfant au sein avant de lui donner le complément.

ATTENTION

Ne commencez jamais à utiliser la suce avant que l’allaitement soit bien établi. Parlez avec votre médecin ou avec un spécialiste de l’allaitement si vous avez l’impression que votre bébé a besoin d’une suce si vite. Les bébés prématurés ou malades et hospitalisés sont une exception. Ils peuvent en utiliser une pour se réconforter.

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C’est une réaction inflammatoire des vaisseaux lymphatiques, susceptible de survenir au début comme au cours de l’allaitement.

Prévenir - Déterminer les causes :

• cf. les causes de l’engorgement,
• causes infectieuses,
• causes mécaniques : compression des seins par un porte-bébé, par exemple, ou un soutien-gorge trop serré ; espacement des tétées ; crevasses ; mauvaise position, ou défaut de succion.
Repérer les signes :
• rougeur en ligne, bien délimitée, apparaît localement sur le sein,
• douleur sourde,
• altération de l’état général, avec un syndrome pseudo-grippal.(fièvre, courbatures, asthénie), cela peut passer inaperçu mais il faut y veiller.
Traiter :
• prescrire du repos,
• faire travailler la glande, en faisant téter bébé le plus souvent possible, ou par massage aréolaire. Cela permet de résorber l’inflammation,
• prise d’antalgique (Paracétamol) contre la douleur et la fièvre,
• pose d’une vessie de glace sur le sein, pour combattre la douleur,
• si les signes persistent au-delà de 24/48 heures, des antibiotiques compatibles avec l’allaitement seront prescris.
La répétition d’une lymphangite doit faire rechercher la présence d’un site infectieux à distance (le plus souvent urinaire, vaginal, dentaire).

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La peur du “manque de lait” est souvent le prétexte à l’introduction de compléments, voire à l’arrêt de l’allaitement. Il existe parfois de réelles difficultés, bien que la plupart du temps, cette peur ne traduise que les angoisses et les inquiétudes de la mère. Il peut également s’agir d’un allaitement mal démarré. Dans un premier temps, vérifier le bon déroulement d’une tétée afin de repérer une mauvaise position du bébé, des tétées trop courtes, ou un défaut de succion, qui ferait que la maman a la sensation de manquer de lait.

Il faut savoir que durant ses phases de croissance, le bébé réclame plus souvent afin d’adapter naturellement la production de lait à ses besoins. Elles apparaissent souvent au cours de la 4ème semaine de vie, 4ème mois…Le bébé réclame plus souvent, la maman a l’impression de manquer de lait car il parait affamé et les seins vidés, il suffit de le mettre très souvent au sein et en 24 à 48h max tout rentre dans l’ordre.

Les pleurs du bébé peuvent être angoissants pour la mère qui les associe fréquemment à la faim, et donc parfois à un manque de lait. Or les bébés pleurent souvent. Ils ont de multiples raisons de se manifester en dehors de la faim : besoin de sécurité, de contenant, de repères etc. De plus, la chronobiologie de l’enfant induit des pics d’énergie difficilement gérables par l’enfant qui décharge, par les cris, ce trop plein envahissant (pic important le soir : pleurs du soir / creux fin de matinée : sommeil prolongé). Ne jamais laisser pleurer un bébé, il ne fait en aucun cas « ses poumons » mais pleure toujours pour une raison, reste à trouver laquelle.

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fév 14

La montée de lait

categorie: allaitement

Elle se produit entre le 3ème et le 5ème jour de l’allaitement. Elle se fait d’autant plus si bébé tète souvent et à la demande (aucune obligation d’horaires, de temps et d’intervalle entre chaque tétée).Les seins se gonflent alors de lait, deviennent donc plus volumineux, sensibles, chauds et tendus. Une élévation de la température corporelle est fréquente à ce moment là.

Si jamais vos seins devenaient très tendus, douloureux et que vous ne vous sentiez pas soulagés par la tétée de bébé il est possible de vider un peu les seins sans forcément stimuler la production de lait comme pourrait le faire un tire-lait et donc entrer dans un cercle vicieux.

Tout d’abord vous pouvez sous une douche chaude essayer d’extraire du lait manuellement, l’eau chaude dilatant les canaux lactifères il sera donc plus facile de faire couler du lait. Si jamais vos seins étaient beaucoup trop sensibles il existe la technique du verre d’eau : à faire à 2 au début puis avec un peu d’entraînement vous finirez par y arriver toute seule : prendre un verre rempli d’eau bien chaude (pas brûlante non plus), placer le mamelon dans le verre puis plaquer contre votre sein le verre : il faut que l’eau soit en contact avec le mamelon. Tenir le verre d’une main et avec l’autre main effectuer des pressions sur votre sein : le lait sortira en jets dans le verre d’eau.
Le risque lors de la montée laiteuse est l’engorgement : il résulte de la congestion des vaisseaux sanguins mammaires entraînant un œdème du sein : celui-ci est dur comme du bois.
Si jamais cela vous arrive il suffit d’appliquer les consignes expliquées plus haut. Vous pouvez aussi appliquer des compresses ou un gant d’eau chaude qui permettra une dilatation de ces vaisseaux et faciliter l’expression du lait.

La principale complication de l’engorgement est la lymphangite qui se manifeste par une fièvre, des courbatures, un syndrome grippal, et la présence parfois d’une plaque rouge au niveau du sein. Il faut alors aller consulter un médecin qui prescrira un traitement antibiotique et symptomatique mais ne pas arrêter l’allaitement, bien au contraire car bébé doit vider le sein donc téter. Si jamais l’infection est avérée, il est toujours possible de vider le sein malade au tire-lait et de ne donner que le sein « sain » au bébé.

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fév 14

Engorgement

categorie: allaitement

L’engorgement résulte d’un œdème secondaire à une congestion du tissu mammaire et en aucun cas de seins “débordants” de lait !

Prévenir - Déterminer les causes :

• en début d’allaitement, l’engorgement est essentiellement d’origine hormonal car la prolactine et les œstrogènes dont les taux sont très élevés, entraînent une rétention d’eau. On parle alors de “montée de lait”, mais il s’agit d’un abus de langage !
• en cours d’allaitement, l’engorgement peut apparaître à cause de l’espacement brutal des tétées, d’horaires de tétées rigides et/ou d’une séparation de la mère et de l’enfant.
Repérer les signes :
• congestion des seins, avec des zones de tension parfois localisées,
• sensibilité locale allant jusqu’à la douleur,
• fatigue, hyperthermie.

Traiter :

• faire téter le bébé fréquemment en évitant les horaires de tétées rigides ou trop espacés, et la séparation mère enfant, l’allaitement à la demande étant le plus approprié.
• évier les vêtements trop serrés, les soutiens-gorge avec armatures
• faciliter la tétée en faisant couler du lait pour assouplir l’aréole et permettre à l’enfant de téter plus facilement : mouvements de la périphérie de l’aréole vers la base du mamelon,
La glande pompe alors sur les œdèmes pour fabriquer le lait, ce qui soulage la tension locale,
• proposer des douches tièdes associées à des massages doux car ils apaisent les tensions et permettent à l’enfant de téter sur un sein “détendu”,
• employer, temporairement, des antalgiques compatibles avec l’allaitement, tels que le paracétamol,
• utiliser ponctuellement des traitements locaux comme la douche chaude, l’enveloppement chaud ou froid, les cataplasmes d’argile verte etc.
• Utiliser la méthode du verre d’eau chaude : coller un verre rempli d’eau chaude sur le mamelon puis presser le sein pour que le lait sorte à l’intérieur du verre d’eau. Cela soulage très vite et bien.

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Prévenir - Déterminer les causes :

• position inadaptée du bébé (tête tournée, corps placé trop bas ou trop haut…),
• position inadaptée de la mère (inconfort, poids du bébé à bout de bras…),
• doigt qui appuie ou tire le sein pour “dégager” le nez du bébé,
• mauvaise technique de succion,
• retrait brutal du sein de la bouche du bébé,
• usage intempestif du tire-lait,
• manœuvres traumatisantes de décapage (lavage répété, désinfection), d’assèchement (éosine, sèche-cheveux), de macération (protection plastifiée, crème épaisse, coussinets
humides pas assez fréquemment changés),
• présence d’une mycose.

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fév 14

Allaitement et Abcès

categorie: allaitement

Très rare, l’abcès est un phénomène infectieux qui correspond à une complication tardive d’une lymphangite mal traitée : il peut être évité en respectant les principes listés dans l’article concernant les lymphangites.

Repérer les signes :• masse liquidienne visible à l’échographie,
• fièvre,
• douleur intense très localisée,
• possible rougeur du sein.
Adapter le traitement :
• interruption temporaire de l’allaitement du côté de l’abcès. Le lait doit être tiré et jeté. Donc il est tout de même possible de donner l’autre sein tout de même.
• antibiothérapie,
• drainage chirurgical.

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